Nov 16, 2016

Mini à l’extrême

écrit par Minimaliste
categorie Blog

On m’a demandé de parler de mon expérience « mini » parce que j’ai vécu l’extrême. Imaginez ceci: mon mari, mon chien (un Rottweiler de 135 livres) et moi avons habité non pas une mini maison, mais une moto avec sidecar pendant plus de deux ans! Difficile de faire plus mini comme maison!

Flashback: en 2013, nous avons tout vendu (maison, meubles, voitures, tout!), avons quitté nos emplois et somme partis vivre en nomades sur les routes de l’Amérique du nord. Tout ce que nous possédions tenait sur la moto. Nous avons exploré les USA et le Canada en vivant principalement sous la tente, parfois chez l’habitant et lors des grands froids, dans des motels. Notre moto servait à la fois de cuisine, de salon, de bureau, de moyen de transport et de niche pour Lulu. Pendant plus de 2 ans, nous avons expérimenté une vie minimaliste à l’extrême.

Extrême oui, mais cette aventure m’a permis de comprendre une chose fondamentale: je peux me définir et me valoriser autrement que par mes possessions. Nous avons fait des rencontres extraordinaires sur la route, nous avons exploré des endroits fabuleux et je peux affirmer que le fait de ne rien posséder, que le strict nécessaire, m’a permis de vivre ces moments plus intensément. Ma vie minimaliste sur la route était… vraie. J’étais toujours là, dans le présent, sans rien autour pour me distraire. J’ai appris à me contenter de très peu, à vouloir faire ma part pour protéger Gaïa, à apprécier le silence. J’ai fait l’expérience du vide autour de moi. Je n’avais rien mais j’avais tout: une relation amoureuse encore plus intense, un lien tout aussi intense avec la nature, j’étais riche de liberté.

D’où l’intérêt de vivre en mini. Aller au-delà de la coquille, au-delà des motivations environnementales ou financières, pour revenir à l’essentiel de nos besoins. Vivre en mini pour se définir par nos actions et non pas par possessions. Le faire pour soi-même.

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